Les applications de rencontres n’intéressent plus la Génération Z, et leurs raisons auraient aussi de quoi vous convaincre.
Les applications de rencontre perdent en attrait chez la Génération Z

Selon une enquête menée par Forbes Health en juillet 2025, plus de la moitié des jeunes de la génération Z ressentent un épuisement fréquent, voire constant, face aux applications de rencontre. C’est un taux qui surpasse celui de toutes les autres tranches d’âge, et ce phénomène excède la simple lassitude. Il s’agit d’un véritable “burn-out” causé par la nécessité de se mettre en scène en permanence et de trier des inconnus à la chaîne.
L’humain réduit à un algorithme

Le cœur du problème réside dans la “ludification” de la romance. Les applications sont conçues comme des jeux, utilisant des systèmes de récompenses et des badges pour inciter les utilisateurs à rester connectés. La génération Z, très lucide sur ces mécanismes, rejette cette approche qui transforme les interactions en transactions performatives.
Chaque profil exige de projeter une image de soi parfaite, à la fois occupée et séduisante. Cela finit par drainer l’énergie des utilisateurs qui se sentent jugés et “zappés” en quelques secondes sans contexte. Bien que ces plateformes favorisent la rapidité, la jeunesse actuelle privilégie davantage la clarté émotionnelle et l’intention.
La sécurité comme frein majeur

Pour les jeunes femmes en particulier, l’expérience est assombrie par des impératifs de sécurité. Des recherches liées au Violence Policy Center soulignent que les femmes courent un risque bien plus élevé de violence de la part de partenaires intimes.
Cette réalité force les utilisatrices à une vigilance constante. Vérification des antécédents, partage de localisation et annulation de rendez-vous sont devenus la norme. Ces étapes protègent mais ajoutent aussi une friction et un stress qui, cumulés aux comportements agressifs fréquents, finissent par décourager l’usage de ces outils.
L’intransigeance face au paradoxe du choix

Loin de baisser les bras, la génération Z a simplement relevé ses standards. Une étude de Bumble (2025) indique que 64 % des femmes refusent de faire des compromis sur leurs attentes. Cette exigence se heurte au fonctionnement des applis qui poussent aux décisions rapides. Face à une infinité d’options théoriques, beaucoup souffrent du paradoxe du choix : l’indécision s’installe, menant souvent à un désengagement total.
Face à cette saturation, la rencontre “dans la vraie vie” séduit à nouveau. Un sondage Eventbrite révèle que près de la moitié des gen Z préfère rencontrer des partenaires via des amis communs. Un tiers espère que cela se produise à travers leurs routines quotidiennes.
Ces cadres offrent un contexte rassurant et une pression moindre par rapport aux rencontres forcées des plateformes. En somme, ce recul n’est pas un rejet de la technologie, mais le refus d’une expérience jugée impersonnelle et épuisante. La génération Z choisit désormais la qualité et la sécurité plutôt que la quantité.